C'est justement à cette période-ci de l'année que l'on peut remarquer, en bordure des lacs et des rivières, dans les boisés humides et autour des tourbières, les fruits rouges vifs du Pimbina ou Viorne trilobée, tranchant sur la blancheur glaciale et le bleu du ciel, pendant à l'extrémité des branches, ces dernières arquées par la lourdeur des nombreux fruits .
Coup de chance, c'est aussi le meilleur temps de l'année pour en faire une bonne provision, car ces fruits profitent du gel, qui les rend plus sucrés (ou moins acides, c'est selon!) et leur donne meilleur goût. Malgré tout, le cueilleur non-averti grimacera au contact de ce fruit juteux avec sa langue; quelle amertume! (et quelle bonne blague à faire à quelqu'un pour voir sa pire grimace!)
En effet, ce petit fruit, que l'on nomme une 'drupe', comme le fruit du Thé des bois, en raison de la présence d'un seul noyau central au milieu du fruit charnu, (d'autres drupes bien connues: les cerises, les prunes, les pêches, et j'en passe!) ne se consomme pas tel quel, mais se cuisine!
Au printemps, les nombreuses cymes de fleurs blanches et décoratives font penser à celles de la Viorne boule-de-neige, (Viburnum opulus) dont de nombreux cultivars sont vendus dans les jardineries, ou rappelleront à certains les fleurs de l'hydrangée.
Planté au bon endroit, cet arbuste, comme toutes les plantes indigènes, n'exigera pas ou très, très peu d'entretien! Plantez maintenant, ne fertilisez jamais! Ça, c'est mon genre de plan!
En bref:
Français:Viorne trilobée, Pimbina
Latin:Viburnum trilobum
Anglais:American Highbush Cranberry
Indigène au Québec: oui
Hauteur: 3 à 5 mètres
Largeur: 2 à 3 mètres
Sol:humide
Situation: mi-ombragée ou ensoleillée
Fleurs: cymes de fleurs blanches au printemps
Fruits: drupes rouges comestibles